Parc national des Cévennes
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Le 19/04/2018
Formation
Présentation de la méthodologie développée par l'IRSTEA © Baptiste Algoët PNC
Présentation de la méthodologie développée par l'IRSTEA © Baptiste Algoët PNC
Dans le cadre de l'observatoire de l'équilibre agro-sylvo-cynégétique, en cours d'installation, qui permettra de mesurer et d'apprécier l'impact des ongulés sauvages sur les peuplements forestiers, l'établissement public du Parc national a organisé, les 10 et 11 avril dernier, un stage visant à former un réseau d'experts à la réalisation de diagnostics sylvicoles. 

L’article L425-4 du code de l’environnement définit l’équilibre agro-sylvo-cynégétique comme consistant « à rendre compatibles, d’une part, la présence durable d’une faune sauvage riche et variée et, d’autre part, la pérennité et la rentabilité économique des activités agricoles et sylvicoles ». 

Le Parc national des Cévennes met en oeuvre un outil collectif d’appréciation de l’équilibre entre les populations d'ongulés sauvages et les capacités d'accueil du milieu, et les activités forestières et agricoles. Cet observatoire partagé implique la participation des acteurs concernés : chasseurs, agriculteurs et forestiers, afin de favoriser une approche globale qui permettra d'éclairer et d'orienter les décisions de gestion des populations d'ongulés sauvages.

La réalisation de diagnostics, qui constitue l'un des nombreux volets de l'OEASC, vise à évaluer les dégâts provoqués par les cervidés sur les peuplements forestiers, selon une méthodologie développée par l'Institut national de recherche en sciences et technologies pour l'environnement et l'agriculture (IRSTEA).

Dix experts de l'Office national des forêts du Gard et de la Lozère, du Centre régional de la propriété forestière Occitanie, de la coopérative La forêt privée lozérienne et gardoise, du syndicat des propriétaires forestiers sylviculteurs du Gard et de l'établissement public du Parc national des Cévennes ont été formés à la réalisation de ces diagnostics. 

Des sorties de terrain ont alterné avec les parties théoriques en salle, conduites par Jean-Pierre Hamard, ingénieur d'études à l'IRSTEA et Baptiste Algoët, chargé de projet OEASC du Parc national.

Les experts formés réaliseront ensuite, au printemps et à l'automne 2018, quelques diagnostics dans le cadre d'une phase opérationnelle de test,  avant un déploiement "grandeur nature" à partir de 2019 de l'OEASC.