Tous les cours d’eau de la zone cœur sont classés en première catégorie pour la pêche, ce qui signifie que les poissons sont essentiellement des salmonidés. Le territoire est en effet encore réputé, au niveau national et européen, pour la pêche à la truite fario. Des souches locales (non hybridées) de cette espèce autochtone à forte valeur patrimoniale subsisteraient. Des études permettant de l’assurer sont en cours.

De plus, l’intégralité du réseau hydrographique est conforme au titre du Plan départemental pour la protection des milieux aquatiques et la gestion des ressources piscicoles. Autrement dit, la qualité de l’eau et des cours d’eau est globalement satisfaisante pour les poissons comme pour l’ensemble de la faune aquatique.

Une truite fario

 

L’action du parc national

Le parc national privilégie une gestion patrimoniale des cours d’eau et de leurs ressources. Il cherche notamment à adapter la pression de pêche, si nécessaire et suivant une démarche concertée, de façon à garantir le renouvellement des populations de poissons sans avoir recours à des rempoissonnements.

Pour ce faire, il noue sur le long terme des partenariats avec les structures locales À titre d’exemple, le Parc national des Cévennes est lié par une convention à l’Association agréée pour la pêche et la protection des milieux aquatiques (AAPPMA) du Haut-Tarn et à la Fédération de pêche de la Lozère. Dans ce cadre, un parcours halieutique patrimonial des sources du Tarn (7,2 km) a été créé. Il repose sur la limitation du nombre de prises de poissons (1 prise par jour d’un poisson d’au moins 25 cm) et sur la création de réserves. Par ailleurs, le linéaire sur lequel la taille minimale de capture est de 25 cm au lieu de 20 cm et le nombre de prises limité à 5 par jour a été étendu de plusieurs kilomètres.

 

Lacs et étangs

Le lac des Pises

Le lac des Pises, propriété du Parc national située dans le Gard, fait l’objet depuis 2007 de modalités de pêche particulières en accord avec la Fédération départementale de pêche et l’AAPPMA de la Dourbie.

Le lac avait dû être vidangé pour raison de travaux. La reconstitution de l’effectif de truites a nécessité trois années sans pêche et s’est faite à partir de truites fario sauvages issues de pêches de sauvetage dans certaines rivières soumises à la sécheresse. Par ailleurs, seules les frayères naturelles dans de petits ruisseaux à l’amont du lac alimenteront ce dernier en truites.

La taille minimale de capture est fixée 23 cm, le nombre de truites pêchées par jour et par pêcheur à 5.

La pêche au vif est interdite.

L’étang de Barrandon, un étang de pêche touristique en zone cœur du parc, accueille pour sa part environ 30 000 visiteurs par an. L’ensemble des poissons pêchés – truites arc-en-ciel - est réintroduit. Ici, les questions se posent plus en termes d’aménagements touristique, paysager et écologique qu’en termes de gestion piscicole.

 

La réglementation en zone cœur

Afin de prévenir les atteintes à la faune et à la flore aquatiques qui peuvent résulter de la pêche, celle-ci est réglementée en cœur de parc. Le déversement de poissons ou d’alevins pour peupler ou repeupler rivières, lacs ou eaux closes relevaient d’une autorisation du directeur de l’établissement public dans le décret de 1970 (article 9). Celui-ci pouvait également limiter le nombre de prises pour certaines espèces et proposer la création de réserves de pêche.

Le décret modifié en 2009 renvoie à la charte du parc national pour ce qui concerne le détail de la réglementation de la pêche en zone cœur.

 

+ d’infos :

Le site de la Fédération de pêche de la Lozère
Le site de la Fédération de pêche du Gard