La cueillette des champignons

Cueillir des champignons est l’un des grands plaisirs de l’automne, lorsque les pluies bienfaisantes font apparaître cèpes, bolets, chanterelles et autres espèces prisées des chercheurs. Mais attention, les champignons jouent un rôle important dans l’écosystème et sont sensibles aux modifications de leur milieu.

Lorsque les conditions climatiques ont été propices à la pousse des champignons, les massifs cévenols sont très fréquentés à l’automne par les cueilleurs. L’impact sur l’environnement est très négatif : circulation automobile intense ; destruction d’espèces végétales ; dérangement d’animaux ; abandon de déchets dans la nature…

Les propriétaires, les élus et les amoureux de la nature soutiennent l’action menée par le parc national pour limiter à la fois les perturbations causées au milieu naturel et les atteintes portées au droit des propriétaires. En effet, à la différence du gibier, les champignons appartiennent au propriétaire. Cette action se traduit par des dispositions réglementaires.

Le pasturadou, panier pour la cueillette des champignons

 

La réglementation

Sur toute la zone cœur du parc national, la cueillette des champignons est réglementée par un arrêté spécifique (n°2002-G du 18 juillet 2002).
Il faut en particulier retenir que :

  • sans mention contraire sur le terrain (« Cueillette de champignons réservée »), une cueillette limitée est considérée comme tacitement autorisée par le propriétaire ;
  • cette tolérance s’applique sur tous les terrains et pour tout le monde ;
  • la quantité maximale est fixée à 10 litres par personne et par jour, à l’exception de la pleurote du Panicaut (oreillette du Causse) pour laquelle la quantité maximale est de 2 litres par jour et par personne. Ces quantités sont identiques à celles fixées par le préfet de la Lozère pour le reste du département.

Des contrôles réguliers sont assurés par des agents assermentés. En cas de non respect de la réglementation (cueillette excessive, circulation sur pistes interdites…) les contrevenants s’exposent à des sanctions pénales, procès-verbaux ou amendes forfaitaires de 135 euros.

Les autres actions du parc

La pleurote du Panicaut ou oreillette du Causse

Chaque année, fin septembre - début octobre, un Week-end mycologique est organisé dans le cadre du Festival nature. Des mycologues et des spécialistes, accompagnés des gardes-moniteurs du parc, accueillent tous ceux qui sont désireux d’en savoir plus sur les champignons de la région. Au programme : exposition, conférence, initiation sur le terrain par cueillette et détermination…
Les propriétaires de terrains dont la surface dépasse 50 ha d’un seul tenant qui souhaitent un encadrement plus fort de la cueillette des champignons sur leur sol peuvent établir une convention avec le parc. Cette convention peut être adaptée à la pratique commerciale de la cueillette des champignons par des tiers (délivrance de cartes).

+ d’infos :

 

Les champignons dans le Parc national des Cévennes, revue Cévennes n° 26-27 (14 euros). (Accédez à la boutique)

 

La cueillette des myrtilles

Lande à myrtilles rouges

Alors qu’elle constituait un complément de revenus non négligeable, notamment pour les agriculteurs, la cueillette des myrtilles est en déclin, du fait d’une moindre quantité de myrtilles sur l’ensemble des massifs. Ceci est dû à des conditions climatiques défavorables - sécheresse estivale - et à l’embroussaillement qui a réduit les surfaces récoltables.

 

La cueillette des plantes aromatiques, à parfum et médicinales

Lavande sauvage

La demande pour des plantes aromatiques et médicinales de qualité est en augmentation. En Cévennes, des producteurs récoltent et commercialisent des sachets de plantes sèches. La cueillette se fait sur des lieux précis en accord avec les propriétaires. Il existe aussi des ateliers de transformation : distillation d’huiles essentielles et hydrolats.