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Même s’il ne faut pas confondre terre d’accueil et destination touristique, les Cévennes ont toujours eu ce statut emblématique de pôle d’attraction, de territoire refuge, conjugué à un sens de l’hospitalité ancestral. Déjà, au XIXe siècle, des intellectuels illustres (Stevenson, Stendhal…) donnaient naissance à un tourisme initiatique très empreint de protestantisme. Puis, ce fut l’épopée de l’exploration souterraine avec Edouard-Alfred Martel. En découvrant des sites exceptionnels comme l’aven Armand ou la grotte de Dargilan, il créa la spéléologie française. Associé aux paysages grandioses des gorges, le territoire acquit alors une notoriété touristique considérable.
La transition vers le XX e siècle se fit par la création du Club cévenol en 1894. Des membres fondateurs visionnaires imaginaient déjà un tourisme maîtrisé, au service de la population et mettant en valeur l’identité et l’économie locale. Avec 100 ans d’avance, ils jetaient les bases de la notion très contemporaine de tourisme durable. Puis, dès la fin des années soixante, c’est aussi en Cévennes que naquit le tourisme vert. Cette pratique touristique est désormais structurée grâce à la Charte européenne du tourisme durable dans les espaces protégés. En participant à sa rédaction, le Parc national des Cévennes a confirmé son positionnement touristique novateur.
Le tourisme est de loin la première activité économique du territoire. On dénombre un millier d’entreprises touristiques, représentant un emploi direct sur trois. Ces acteurs du tourisme se retrouvent dans les hébergements et sites, et parmi les accompagnateurs et guides de moyenne montagne. Par ailleurs, les organismes institutionnels (collectivités locales, offices de tourisme, chambres consulaires) contribuent à l’expansion touristique et à cette dynamique d’emploi.