Le mont Lozère compte de nombreuses exploitations à dominante élevage bovin allaitant ou bovin lait, des exploitations ovin viande ou encore mixtes bovin viande/ovin viande. La dynamique d’installation est assez faible, mais du fait de l’accroissement des exploitations existantes, la pression foncière est très forte.

Bœuf de race Aubrac

De 1974 à 1991, sur l'ensemble du causse Méjean, le nombre d'exploitations est passé de 78 à 56, la superficie moyenne de 380 ha à 453 ha, et l'effectif moyen des troupeaux de brebis de 199 à 341 têtes. Sur la partie orientale du Causse, l'occupation du sol correspond à des parcours (86 %), des prairies (8,5 %) et des cultures (4 %). L'élevage ovin lait alimente la production de fromages (Roquefort et Fédou) et d'agneaux légers. L'élevage ovin viande fournit des agneaux de bergerie et des agneaux à l'herbe.

Dans les vallées cévenoles et sur le mont Aigoual, l’activité agricole a considérablement régressé au profit de la forêt. Elle ne représente plus que 15 % des surfaces sur la Vallée longue et le Calbertois. On constate néanmoins le maintien d’installations agricoles très dynamiques, souvent non aidées, de petite taille, peu liées au foncier, avec des projets de diversification comme la vente des produits de la ferme ou l’accueil touristique.

 

 

 

La transhumance ovine

Moutons transhumants

La transhumance ovine est un élément important du patrimoine naturel et culturel du parc national. Elle fait partie intégrante des Cévennes et a imprimé sa marque à la fois sur les paysages et aux plans culturel et socio-économique depuis plusieurs millénaires.

 

 

 

Les problématiques agricoles

Certaines problématiques agricoles sont partagées par l’ensemble du territoire du parc.
La pression foncière est très forte. Elle est liée à l’accroissement des structures agricoles sur le causse Méjean et le mont Lozère, au morcellement de la propriété et à la concurrence des achats de terrain à vocation résidentielle ou de chasse dans les vallées cévenoles.

La régression du pastoralisme d’une façon très générale se traduit par une régression des surfaces de parcours au profit des surfaces cultivées. Cette évolution entraîne un fort risque de banalisation des paysages dû à la fermeture des espaces les moins productifs, et à l’intensification et l’artificialisation des surfaces les plus productives.

En raison du faible soutien communautaire et de la chute des cours, la régression de l’élevage ovin viande au profit notamment de l’élevage bovin allaitant modifie également les systèmes d’exploitation et le façonnage des paysages.

 

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