Vous êtes dans : Accueil > Un patrimoine d'exception > Préhistoire et histoire > Le Moyen-Age > Une grande abbaye bénédictine, Ste-Enimie
Dès l’origine du christianisme, des individus ont souhaité se consacrer à la prière et se retirer du monde. En Occident, saint Benoît de Nursie, ermite à Subiaco et fondateur du monastère du Mont-Cassin en Italie, rédige la règle dite bénédictine au VIe siècle.
Cette règle est réformée, à la fin du XIe siècle, par le pape Grégoire VII (réforme grégorienne). Les grandes abbayes régionales, Saint-Victor de Marseille et Saint-Chaffre du Monastier, suivent cette règle. Les abbés des grandes abbayes, tout comme les évêques, sont souvent issus des familles seigneuriales locales et jouent un rôle politique fondamental à l’échelon régional, voire national.
L'abbaye de Sainte-Enimie aurait été fondée par un membre de la famille royale mérovingienne. Fille de Clotaire II et sœur du roi Dagobert (VIIe s.), Enimie désirait se consacrer à Dieu. Voulant échapper au mariage imposé par son père, elle implora Dieu, qui lui infligea la lèpre.
Un rêve lui indiqua qu’elle serait guérie en se rendant dans la vallée du Tarn, à la source de Burle en Gévaudan. Après s’être plongée dans l’eau, elle constata que la lèpre avait disparu. Mais en s’éloignant de ce lieu, les plaies réapparurent. Elle décida donc de rester et de fonder un monastère nommé Burlatis où elle vécut jusqu’à sa mort.
Elle fut consacrée abbesse par saint Hilaire, évêque des Gabales, et le monastère richement doté par le roi et son entourage. La vie du monastère de Sainte-Enimie, entre le VIIe et le XVe siècle, est peu connue et n'a pas été étudiée. Le monastère abrite aujourd'hui le collège et a été profondément remanié.