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Elle apparaît à la fin du Moyen Age. Bien que qualifiée de “château”, elle s’en distingue par sa position et sa fonction. En effet, le souci militaire qui se justifiait par le choix de sites perchés et escarpés est peu à peu abandonné au profit des sites de fond de vallée. Cette demeure châtelaine est toujours une résidence seigneuriale, construite par un cadet de famille ou bien par un notable anobli.
En la fortifiant, les seigneurs cherchaient à afficher une puissance militaire qu’ils n’avaient pas dans la réalité. C’est pourquoi les éléments défensifs de ces demeures (tours crénelées, échauguettes….) sont seulement symboliques.
Plus habitables et confortables que les veilles forteresses militaires des siècles précédents, elles sont habitées durant toute la période moderne et souvent jusqu'à nos jours, bien qu'elles furent des cibles privilégiées pendant les guerres de religion et la guerre des Camisards.
Dans la maison-forte, le confort est devenu un souci permanent. Les intérieurs sont soignés, voire décorés, les pièces spacieuses et des cheminées réchauffent chaque étage. Peu à peu, la maison-forte médiévale se dissout au sein de ces transformations.
Alors que la Révolution détruit les châteaux encore habités, symboles de la domination des nobles et du haut clergé, le XIXe siècle les voit renaître. Les notables reprennent à leur gloire personnelle les symboles abattus de l'Ancien Régime. En fait, ce sont surtout les maisons-fortes qui bénéficient de ce nouvel engouement : elles sont restaurées alors que les châteaux forts restent souvent en ruines.