Le plan de quelques établissements (villae) est connu, bien qu’il soit souvent incomplet (Saint-Clément). Les recherches ont trop souvent porté sur la zone résidentielle au détriment des secteurs à fonction économique (partie agricole). Les villae les plus luxueuses comprennent des salles chauffées par le sol (Rouveret-la Faïsse), des thermes (Saint-Clément) et des pièces aux murs décorés d’enduits peints (Finiols, Rouveret-la Faïsse…).
Le site de Rouveret-la Faïsse a livré un secteur économique. La partie réservée au stockage des denrées agricoles est adossée à l’habitation (découverte de vases pour stocker les céréales). Une zone artisanale réservée à la production de poix a aussi été fouillée.
L’existence d’autres habitats ruraux est pressentie d’après les découvertes de vestiges (tuiles, poteries) lors de prospections.
L'agriculture et l'élevage
La consommation des céréales est assurée par les découvertes de meules pour broyer les grains. Des outils agricoles sont attestés (houes à Rouveret-la Faïsse).
De plus, le territoire du Parc national s’inscrit dans une région de vastes plateaux (Causses, Cévennes, mont Lozère) propices à l’élevage. Nul doute que cette activité était déjà développée dans l’Antiquité dans ce secteur. Pline l’Ancien (Ier s.) vantait la qualité des fromages gabales qui étaient appréciés jusqu’à Rome.
