L’expansion des boisements

Plantation de pin noir sur le causse Méjean nu : une transformation radicale du paysage traditionnellement entretenu par le pastoralisme

L’expansion des boisements est l’élément majeur de transformation contemporaine des paysages du parc national.
Les paysages steppiques des Causses (causse Méjean et can de l’Hospitalet) et, dans une moindre mesure, ceux des sommets du mont Lozère sont les espaces qui ont connu les plus importants changements au cours des 35 dernières années.
Cette expansion contemporaine de la forêt est due à la politique de reboisement en résineux mise en place par l’Etat dans les années 1960-1970. Elle résulte également des dynamiques forestières naturelles sur ces espaces ouverts moins soumis à la pression des activités agropastorales.

 

L’évolution de l’activité agricole et des paysages

Petits élevages ovins entretenant les paysages (adret du Bougès

Les trois éléments clés des paysages - la châtaigneraie associée aux terrasses cévenoles ; les steppes caussenardes ; les sommets ouverts des massifs granitiques - ont été façonnés par l’activité agricole et pastorale. Leur maintien, leur mise en valeur et leur évolution passent toujours par cette actvité.

À la création du parc national, en 1970, la déprise agricole frappe de plein fouet l’ensemble des Cévennes. Le territoire du parc perd plus de la moitié de ses agriculteurs en l’espace de vingt ans. La création du Parc national des Cévennes freinera cette érosion démographique.

 

L’évolution de l’habitat et du bâti

Hameau ayant conservé son aspect traditionnel

La création du parc national a permis de préserver ou restaurer une part très importante du patrimoine bâti traditionnel et historique de la zone coeur. La construction de nouveaux bâtiments y est en effet totalement proscrite, excepté pour les besoins agricoles. L’intégrité du maillage et de la typologie du bâti traditionnel a été préservée. C’est aujourd’hui un des grands atouts des paysages habités du coeur du parc.

Dans l’aire d’adhésion, les modes d’implantation ou de construction sont très différents. Cependant, les restaurations se font sur les bases culturelles des Cévennes, multiples par leur géographie et leur architecture traditionnelle, répondant à la diversité des situations.