Les milieux rocheux
Apparemment nus, les milieux rocheux – falaises, éboulis, chaos - accueillent pourtant des espèces adaptées à des conditions extrêmes : brûlures du soleil, morsures du froid et du gel, assaut des vents violents, sécheresse, éboulements et autres glissements de terrain provoqués par l’alternance du gel et du dégel.
La flore s’y adapte néanmoins. Cyanobactéries, algues, lichens et mousses s’installent. Dans les fissures des rochers, là où s’accumulent un peu de terre et d’humidité, les plantes vasculaires comme les fougères et les plantes à fleurs trouvent l’eau nécessaire à l’alimentation de leurs tissus cellulaires. Les plantes grasses telles que les orpins et les joubarbes sont particulièrement présentes dans les milieux rocailleux.
Les milieux herbacés
Les paysages herbacés témoignent de la présence séculaire des troupeaux domestiques, locaux ou transhumants. Ces milieux dits « ouverts » - pelouses et prairies – sont remarquables pour leur faune et leur flore. Ils dépendent de pratiques agricoles adaptées, comme le pâturage et la fauche.
Depuis la seconde moitié du XXe siècle, la superficie des pelouses et des prairies régresse, du fait de l’évolution et de la modernisation des pratiques agricoles et pastorales. Les parcelles les plus fertiles et les plus accessibles sont intensifiées, et donc moins riches en espèces. Les moins productives sont de plus en plus délaissées. Les pâturages qui ne sont plus soumis à la dent du mouton s’embroussaillent. Ainsi, les pelouses de la partie nue du causse Méjean (23 000 ha) occupaient 18 000 ha vers 1950 et seulement 10 800 ha en 2000.
Les milieux cultivés ou très modifiés
La nature est défrichée pour ouvrir des chemins et des clairières, labourée pour créer des jardins et des cultures. Cette « perturbation » du milieu favorise la présence d’espèces particulières, notamment des messicoles. Sur les sols calcaires, les champs de céréales hébergent des plantes adventices des moissons – c’est à dire qui se développent en même temps qu’elles - appelées messicoles. Parmi elles, le coquelicot et le bleuet.
Les milieux buissonnants
Les landes, les garrigues et les maquis sont composés d’arbrisseaux ou d’arbustes. En période de floraison, ils colorent les montagnes de jaune, de rose et de pourpre Ces milieux buissonnants - buis et genévriers sur les Causses, landes à bruyère, à callune, à myrtille ou à genêt sur le silice - sont situés entre les milieux herbacés « ouverts » et les milieux forestiers « fermés ». Leur préservation nécessite le maintien d’activités pastorales.
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