Deux espèces emblématiques
L’ancolie des causses (Aquilegia viscosa) se rencontre dans l’est des Pyrénées et le sud du Massif central. Ses fleurs bleu pâle la font remarquer dans les éboulis calcaires, au pied des rochers et des falaises des gorges de la Jonte et du Tarn, et sur les contreforts du causse de Blandas.
La gentiane de Coste (Gentiana clusii subsp costei) est une sous-espèce propre au territoire des causses.
Deux espèces à endémisme partagé
Le genêt très épineux (Echinospartum horridum) est une espèce endémique franco-espagnole qui pousse sur des sols calcaires. On en connaît trois stations seulement sur le territoire du Parc. Cette espèce est menacée par la fermeture des milieux.
Le ciste à feuilles de peuplier (Cistus populifolius) n’est connu en France que dans les Cévennes, l’Aude et l’Hérault. Il pousse sur des sols siliceux.
Les affinités biogéographiques diverses
La situation géographique du Parc national des Cévennes et sa diversité écologique font que sa flore comprend les éléments biogéographiques médio-européen, atlantique, méditerranéen, sarmatique (steppique) et boréal.
La majorité de la flore est constituée d’espèces médio-européennes et atlantiques (cortèges floristiques des chênaies de chêne sessile, des hêtraies et des landes, par exemple), ainsi que méditerranéennes (cortège floristique des chênaies de chêne vert, par exemple). Parmi les espèces méditerranéennes, certaines sont méditerranéo-montagnardes, également parfois présentes dans les Pyrénées et en Espagne.
Les espèces sarmatiques, inféodées aux pelouses, sont fréquemment distribuées de manière très disjointe à travers toute l’Europe. L’altitude relativement faible des massifs explique la modestie du cortège boréal. L’étage alpin n’est pas représenté sur le territoire et l’étage subalpin se confine au sommet du mont Lozère.
