On repère les prairies de fauche, dès le début du printemps, par leurs myriades de primevères, violettes, tulipes sylvestres, colchiques d’automne, narcisses des poètes… Dès la mi-mai, les graminées prennent le dessus et annoncent le début de la période de fauche. En automne, c’est au tour des fleurs de colchique.
La composition floristique et la production fourragère de ces prairies peuvent être très différentes d’une parcelle à l’autre, selon le mode de gestion et la nature du sol. En général, la production fourragère est bonne car les prairies occupent les sols profonds. On les distingue d’ailleurs des pelouses, qui occupent les sols plus superficiels et ont une strate herbacée plus basse, souvent plus ouverte et plus fournie en plantes annuelles.
Ce sont des milieux dominés par des plantes vivaces herbacées (dont les graminées sont la composante principale). Au sens plus restreint que leur donne la directive « habitat-faune flore », ce sont des milieux riches en espèces (avec souvent 40 espèces dans moins de 20 m²).
Leur existence dépend étroitement de la fauche annuelle. Celle-ci se pratique dès la fin mai à basse altitude, et s’étale jusqu’à la mi juillet au-dessus de 1 000 m. Combinée avec la fauche, une gestion pastorale extensive est favorable aux prairies. Mais cette pratique tend à enrichir le milieu. Et quand les apports d’engrais sont importants, on observe un appauvrissement floristique. Or, si la diversité floristique n’est pas synonyme de production maximale de fourrage, elle est parfois reconnue pour ses avantages par les exploitants eux-mêmes : les prairies naturelles de fauche sont plus résistantes face aux aléas climatiques et représentent une source alimentaire équilibrée pour le bétail.
D’un point de vue floristique, on distingue les prairies de fauche de montagne (au-delà de 1 000m) et les prairies de fauche de plaine. Dans les premières, poussent la renouée bistorte, les alchémilles, le fenouil des Alpes ou la raiponce de France ; dans les secondes, le salsifis des prés, la berce des prés, la centaurée noire ou la sauge des prés.
Ces milieux font l’objet de mesures agri-environnementales afin d’éviter leur abandon ou les changements de pratiques comme le labour ou l’augmentation de la fertilisation chimique…
