C’est notamment à la mi-juillet qu’on remarque l'orpin de Nice (Sedum sediforme): les tiges, couvertes de petites feuilles tubulaires à leur base, forment en hauteur des hampes densément fleuries, déroulant en étoile comme une ombrelle de fleurs jaune-vert.
La plante, plutôt méditerranéenne, résiste bien aux sécheresses : elle évite en effet de transpirer pendant la journée en gardant fermés les pores de ses feuilles (les stomates) tandis qu’elle poursuit la photosynthèse grâce au gaz carbonique stocké pendant la nuit. Et pour l'eau, également nécessaire, ce sont les feuilles, plutôt spongieuses, qui l'emmagasinent.
Ce système de résistance à la sécheresse est une caractéristique physiologique de la famille des Crassulacées - qui comprend aussi le nombril de vénus et la joubarbe des toits.
Dans le Parc national des Cévennes, on rencontre plus d’une dizaine d’espèces d’orpins : quelques annuelles et surtout des plantes vivaces à fleurs jaunes, blanches ou rosées. L’orpin de Nice est sans doute le plus robuste, à coté de l’orpin herbe-à-coupure (Sedum telephium) qui en diffère nettement par ses grosses feuilles plates et qui fleurit plus tardivement.
