Erable obier en fleurs dans chênaie pubsecente. Contreforts des causses
Erable obier en fleurs - Crédit photo F. Hopkins

On le voit notamment dans la vallée du Tarn et du Tarnon. Il partage cette belle et printanière nuance vert-jaunâtre avec l'euphorbe des bois ou l'euphorbe petit cyprès (voir fiche euphorbe petit cyprès).

Il prend ainsi, avec le merisier, le relais d’autres arbres et arbustes comme le noisetier, le saule marsault, le tremble et le peuplier, dont les floraisons de chatons se sont succédé depuis le mois de février. Ses fleurs sont réputées mellifères.

 

 

L’érable obier est commun dans les Cévennes sur les sols siliceux et calcaires, entre 700 et 1 100 m d’altitude, mais les individus sont souvent dispersés dans les forêts de pentes rocailleuses, sur les versants ensoleillés des terrains granitiques ou calcaires.

Les bourgeons sont opposés, ce qui est caractéristique des érables. Les fruits, appelés «samares» et réunis par deux, sont ailés et sont bien connus des enfants qui les lancent pour les voir tourner comme des «hélicoptères».

Erable feuille d'obier
Crédit photo Frantz Hopkins

Assez proche de l’érable sycomore, il s’en distingue par des feuilles aux lobes moins pointus et moins profondément découpés. C’est une variété voisine de l'érable champêtre, l'érable de Montpellier et l'érable plane, différents par leurs feuilles ou par leur écologie et qui sont aussi présents sur le territoire.

Il partage son nom d’espèce avec la viorne obier dont les feuilles sont similaires, mais ce dernier est un arbuste de la famille du chèvrefeuille.