Les « bancels » ou « faisses » ont été progressivement abandonnées avec le déclin de la population rurale. Elles sont néanmoins chères au cœur des cévenols et revêtent à leurs yeux, comme à ceux des visiteurs, une valeur culturelle identitaire. L’exercice d’une agriculture de qualité, à haute valeur ajoutée, semble le meilleur moyen d’assurer leur pérennité.
On ne peut revitaliser ces espaces sans relancer parallèlement les savoir-faire de la pierre sèche. Le Parc national des Cévennes a organisé en 1997 à Alès (Gard) des journées intitulées « La remise en valeur des terrasses de culture cévenoles ». Elles ont débouché sur une série d’actions concrètes de valorisation de sites de terrasses et de relance des savoir-faire traditionnels de la pierre sèche. Parmi celles-ci, la naissance du groupement professionnel Les artisans bâtisseurs en pierre sèche (ABPS), des actions de sensibilisation et de formation...
Le parc national organise au printemps 2009 de nouvelles rencontres sur la pierre sèche et les terrasses de culture cévenoles. Elles auront lieu au Vigan. Objectif : dresser le bilan de l’action menée jusqu’à présent et réfléchir aux divers moyens d’amplifier le mouvement de reconquête des terrasses de culture et de développer le marché de la pierre sèche.
