Massive, adossée au relief afin de se préserver des vents froids, et de la couleur de la roche qui l’entoure, la ferme du causse est en symbiose parfaite avec le paysage. Les pierres et dalles calcaires ont naturellement servi de matériau pour construire les murs et les toits.
Les maisons sont édifiées généralement sans charpente de bois – un matériau quasi absent du causse -, avec un système de voûtes (voûte principale maintenue par des contreforts, ou par d'autres bâtiments, demi-voûtes d'appui abritant les bergeries). Au-dessous du niveau d'habitation, des bergeries voûtées soutiennent le dallage de la salle commune, tandis qu'au sommet de la maison la couverture calcaire repose également sur une voûte. Les lauzes, extrêmement lourdes, sont posées sans mortier ni clou sur un lit de terre et de cailloutis qui recouvre la voûte.
Malgré son aspect désertique, le causse Méjean était autrefois le grenier à céréales des vallées : les plaines et les dolines, mais aussi des versants actuellement délaissés, étaient cultivés, comme en témoignent les murettes qui délimitent des champs. Des tas de cailloux, les `clapas, résultent de l'épierrage effectué par les laboureurs. Aujourd'hui, c'est le domaine du mouton : les dolines (dépressions argileuses de forme arrondie) sont surtout cultivées pour la nourriture du bétail.
