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Le Parc national des Cévennes compte dans sa zone cœur 250 lieux-dits habités et plus d’un millier de bâtiments à usage agricole. Ce patrimoine exceptionnel, typique de la civilisation agricole du sud Lozère et des Cévennes gardoises, a été principalement façonné par trois roches : le granite, le schiste et le calcaire.
Les constructions du mont Lozère frappent par leurs façades à l’appareillage massif fait de lourds blocs de granite. Certains d’entre eux, à peine équarris ou bien taillés avec soin, pèsent près d’une tonne. Les bâtiments, à l’aspect trapu et aux ouvertures rares et de taille réduite, ont l’aspect de forteresses.
Dans les vallées cévenoles, les maisons de schiste sont hautes et étroites. Elevées sans fondations, à même le rocher préalablement taillé, à l’aide de matériaux extraits sur place, les constructions sont particulièrement intégrées à leur environnement.
Un environnement pauvre et contraignant, où le bois d’œuvre et l’eau de pluie sont des biens précieux, a conduit les caussenards à créer une architecture typée. Fondée sur l’utilisation du seul matériau disponible, la pierre calcaire, omniprésente dans le bâti, elle utilise un mode de construction sur voûtes.
Le patrimoine architectural du Parc national est protégé par une réglementation unique en France. Celle-ci est fixée par le décret de création modifié du Parc et par les « règles d’esthétiques applicables à tous travaux publics ou privés ».
Murets en terrasses, clèdes, clochers de tourmente, aires à battre… Le petit bâti que l’on trouve à proximité des habitations ou dans le paysage, et qui est en lien avec l’activité humaine, participe du patrimoine architectural. La technique principale utilisée pour leur construction ou restauration est celle de la pierre sèche.
La pierre sèche en Cévennes est intimement liée aux terrasses de culture, qui contribuent à la qualité des paysages. Ces espaces ont été pour la plupart délaissés à la suite de décennies d’exode rural. Mais leur abandon n’est pas inéluctable et on assiste depuis quelques années à un mouvement de reconquête.