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A... comme agropastoralisme

Le maintien des milieux ouverts est un enjeu très fort pour le territoire et sera inscrit comme tel dans la charte du Parc national. C’est le garant de la pérennité de la qualité des paysages, et de la préservation d’espèces et d’habitats naturels à haute valeur patrimoniale. Les activités agropastorales, en développant le pâturage extensif et en luttant contre l’embroussaillement, contribuent au maintien d’une agriculture dynamique, sans sacrifier la valeur écologique du territoire. Le Parc national soutient et encourage ces activités.

Sur les sites Natura 2000, il met en œuvre avec les exploitants agricoles volontaires des Mesures agri-environnementales territorialisées. Ces contrats portent sur des espèces et des habitats naturels jugés prioritaires et répondent à l’impératif d’empêcher la fermeture des milieux.

Le Parc national expérimente sur le domaine de la Fichade (Cros Garnon) une optimisation de la conduite du pâturage sur les parcours caussenards, dans le but de concilier les objectifs de production et de conservation des milieux.
Certains programmes cofinancés par l’Etat, la région ou l’Europe ont permis au Parc national d’aider les exploitants à effectuer des coupes de pins (766 hectares sur le causse Méjean entre 2003 et 2006) ou d’autres travaux de gestion conservatoire (355 hectares de pelouses et de landes réouverts sur le Mont Lozère en 2000).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans le cadre du soutien à la transhumance, quatre cabanes pastorales ont été restaurées ou construites et deux autres le seront d’ici à l’été, sur les estives de la Loubière et du mas de la Barque. Parmi les autres actions menées : des aménagements pastoraux – clôtures, points d’eau -, des travaux de restauration de drailles et d’abreuvoirs, ou encore de désembroussaillement…

 

Questions à...

Thierry Chazalette
Eleveur d’ovins
Président du groupement pastoral de Finiels
48800 PREVENCHERES
Quels bénéfices avez-vous retiré de votre organisation en groupement pastoral ?
Je suis éleveur sur la commune de Prévenchères. Les étés sont secs, j’avais souvent des difficultés pour nourrir mon troupeau et j’aspirais à monter mes bêtes en estive pour trouver de l’herbe. En 1990, 6 éleveurs et moi-même avons créé notre groupement pastoral (GP). Nous avons alors pu organiser la mise en commun de nos troupeaux d’estive : de fin juin à fin août, 2 400 bêtes pâturent un bel espace de 700 hectares dont nous sommes locataires. La constitution du GP a permis d’obtenir des aides pour améliorer les terrains de l’estive, construire un parc de nuit, se doter d’une caravane dans laquelle séjourne le berger « tournant » qui surveille le troupeau.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce que les enfants doivent savoir

On peut aujourd’hui choisir le métier de berger transhumant et préparer pour l’exercer le Brevet professionnel agricole « berger transhumant ». Bien sûr, il faut attendre d’avoir au moins 18 ans. D’ici là, on peut rêver à ce métier qui s’exerce en pleine nature, avec son troupeau et son chien, au contact de la flore et de la faune sauvage. Un métier pour les solitaires ? Oui et non, car les rencontres avec d’autres usagers de la nature ne sont pas aussi rares que l’on pourrait le croire.

Alors, rendez-vous sur le site http://www.supagro.fr, et retrouvez tous les renseignements sur le BPA Berger transhumant préparé au Centre de formation du Merle.

Midi-Libre édition Lozère - 4 mars 2011

 

En savoir plus :

- la vidéo sur la Fête des bergers 2011

- la vidéo sur la cabane pastorale du mas de la Barque

 

 

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