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La question centrale qui est posée est la suivante : En zone amont peu impactée par l'homme et pauvre du point de vue minéral, quelles sont les caractéristiques :
Depuis 10 ans, les travaux de l'UMR "ESPACE" du CNRS ont principalement porté sur la ressource en eau (sévérité des étiages, qualité chimique) et l'étude des risques (crues, acidification, érosion mécanique). Cette approche conduit à envisager les relations avec les conditions du milieu, conditions physiques bien sûr (climat, sols, végétation...), mais aussi conditions anthropiques (gestion du milieu). Les écoulements (flux de produits en solution ou solide) sont donc considérés à travers leur cheminement sur les versants en analysant les actions qu'ils exercent et les influences qu'ils subissent.
La violence des crues, la sévérité des étiages, la composition chimique des eaux ont un impact sur l'activité biologique dans les cours d'eau. Dans le cadre de l'étude intégrée du bassin versant du Haut-Tarn (1999-2002), les aspects hydrobiologiques ont été étudiés par les équipes du Cemagref de Bordeaux (diatomées) et du Cemagref d'Aix-en-Provence (invertébrés aquatiques) et par l'ONEMA anciennement appelé Conseil Supérieur de la Pêche-CSP 48 (poissons).
Par sont travail d'inventaire et de suivi du milieu, le Parc national des Cévennes nous éclaire sur la situation de la loutre ainsi que sur l'état de la flore des zones amont du bassin versant du Tarn. Une équipe de chercheurs de l'Université de Jussieu a quant à elle étudié les stratégies d'adaptation du lézard vivipare au changement climatique.
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| Diatomées | Invertébrés aquatiques | Poisson |
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| Flore | Loutre | Lézard vivipare |
L'altitude, la fraîcheur de la température et l'acidité du sol engendrent un milieu pauvre d'un point de vue minéral et biologique. Dans l'eau, la matière organique est peu abondante et l'alimentation des invertébrés aquatiques s'en ressent : les perles (invertébrés aquatiques), qui vivent dans les eaux fraîches et bien oxygénées, parviennent à s'y développer. La truite fario est la seule espèce de poisson présente ici : de petite taille, elle se nourrit essentiellement des insectes qui fréquentent la pelouse herbacée et des quelques invertébrés aquatiques présents.
Sur les versants de la montagne, se succèdent en escaliers des "rapides" (courant vif encombré de blocs de rochers) et des "calmes" (vasques plus ou moins profondes localement appelées "gours") dans un environnement généralement très boisé (hêtraie-chênaie). Dans les zones de turbulences la remontée du poisson est souvent bloquée par des obstacles naturels (cascades, encombrement par des blocs rocheux), les zones de frayère (graviers) sont rares et la matière organique peu abondante. Les éphémères raclent les roches où se développent les algues (diatomées) qui les nourrissent. Elles sont elles-mêmes guettées par les truites qui les chassent dans le courant.
Texte issu de : M. SABATIER, 1994 – Cévennes de toutes eaux. Revue du Parc national des Cévennes, n°50/51/52. p. 34-35.
On peut également présenter sous la forme d'une "chaîne alimentaire" l'espèce faisant l'objet d'une fiche de présentation :
Flore des pelouses d'altitude = > insectes = > lézard vivipare
Algues & diatomées => invertébrés aquatiques = > truite fario => loutre
=> La flèche représente la relation trophique, remplaçable par « ... est mangé par ... »
Il existe 6 familles de micro-algues d'eau douce : les chlorophycées, les diatomées, les chrysophycées, les dinophycées et les cyanobactéries.
La richesse de la flore du Mont-Lozère est favorisée par la diversité des climats, de la composition chimique des sols granitique et des altitudes moyenne à élevée, très propices sous ces latitudes à l'expression de la vie sous toutes ses formes.
Depuis 1984, les populations naturelles de lézards vivipares du Mont Lozère sont étudiées par des chercheurs issus du laboratoire d’Ecologie de Paris
La loutre semblait avoir complètement disparu du secteur du Tarn dans les années 60. En 1990, ses indices de présence sont à nouveau observés par un pêcheur sur le Tarn...
Suite à des craintes d'acidification du milieu, il a été décidé de réaliser une étude intégrée sur le bassin versant du haut Tarn au niveau hydrologique, hydrochimique et hydrobiologique.
Quatres campagnes de prélèvements de faune benthique ont permis de suivre 15 sites durant la période allant de mai 2000 à décembre 2001. Au total 305 échantillons de surface unitaire 0,1 m² ont été constitués.